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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 01:00

 

 

Un élève sur trois que je reçois vient me voir à cause de sa « lenteur ».

Parfois il s’agit d’étudiants qui me disent souffrir de ce problème.
Ça commence à l’école et ça vous colle à la peau une vie entière : « Il a toujours été lent.»
Mon frère disait que si je répétais à un élève qu'il était mauvais, il le deviendrait avec le temps, oui l'individu se met dans la tête qu'il est mauvais, normal c'est la prof qui le dit et elle a toujours raison, donc...je suis mauvais ! Pareil pour la lenteur, après des années de fréquentation des sois disant « lents », qu'en ai-je tiré :
Cette lenteur se manifeste presque toujours à l’occasion de contrôles ou d'interros.
Si l'enfant pratique un sport, cette lenteur n'existe pas, elle ne se manifeste jamais.
La lenteur est la plupart du temps accompagnée d’un sentiment d’échec et de peur d'échouer.
Si l’élève à toujours le stylo bille en l'air et n'a pas répondu, il a toujours l'espoir qu'un miracle va se produire que la bonne réponse va magiquement se dupliquer de la feuille de son voisin vers la sienne, comme le ferait un écran mental, que le bras de son voisin va subitement bouger et il pourra lire la bonne réponse sur sa copie.

Bref, quand tu es lent c’est que tu as peur… et que tu attends Dieu sait quel miracle !
Le cerveau des émotions a donc pris le dessus, tes neurones font des noeuds et te jouent des tours.Car ton cerveau à déjà connu cette situation et Il a mémorisé que c'était douloureux.
Pour ne pas avoir à souffrir à cause d'un nouvel échec, un certain mécanisme se met en paravent et te coupe toute analyse, de réflexion, d'observation et de mémorisation.
C'est alors qu'apparaît le blocage qui va t'empêcher de te concentrer et même de faire appel à tes souvenirs, plus même, tu seras incapable de lire sans avoir des parasitages.
C'est le même mécanisme qui va te faire agir dans le sens diamétralement opposé et te faire te précipiter, pour en terminer avec ce travail dont tu escomptes déjà le zéro.


En résumé, , se précipiter ou traîner, provoque la même émotion ! La peur d'avoir de mauvais résultats, expectative de la réponse magique, un manque probant de confiance en soi, infructueuses recherches dans la tête pour que la page du bouquin s'affiche.

L’ouverture à la mémoire est parasité, l’étude et le raisonnement sont altérés. Voilà ce que j’ai constaté chez ceux que l’on nomme les lents.

Comment y remédier :
Au moment du contrôle tu dois te dire que tu n'entendras pas cette petite voix qui te dit de laisser tomber que tu es nul, tu dois savoir que si cette voix est activée, tu ne pourras pas avoir de lecture attentive.




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Publié par Flo-Avril - dans CHOSES DE LA VIE
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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 01:00

 

 

Elle choyait ce vieil escalier couvert de mousseron
En pavés tout de formes fourbues,
Le pleureur qui dessus s'épanchait
Les soirs d'été, amour caché

Dans la vieille chambre
Les voiles de soie et de linon
Semblaient s'appesantir dans la malle  en cuir
Espoir d'un vieil adage espoir fleuri

Une fenêtre sur cour
Espagnolette rouillée, souvenir lointain
Châssis vermoulus
Soupiraient tant et plus, à chaque fermeture

Dans la petite cuisine, la vieille épongeait
Les derniers vestiges d'une fête passée
Les chaudrons délavés par le temps
Entouraient la vieille de senteurs épicées

Elle referma délicatement ses maigres volets
Replia furtivement ses anciens torchons
Posa le regard sur les bols ébréchés
Verrouilla la vieille porte avec la grosse clef et ferma les yeux.

 

  Numéro du détenteur - 00049736 

 

*´¨ )
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©(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•--> © Flo

 

 

 

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Publié par Flo-Avril - dans POESIE
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 01:00

 



L’histoire de porte-bonheur belliqueux…
Un fervent superstitieux collectionne les porte-bonheur, histoire d’être bien protégé des coups du sort.
Sauf que fer à cheval, trèfle à quatre feuilles, et muguet, se livrent une concurrence sans merci… et mettent la maison à feu et à sac !

Il était une fois une maison qui souhaitait se doter de tous les porte-bonheur possibles et inimaginables. Elle se dota d'abord d'un beau fer à cheval qu'elle plaça au-dessus de la porte d'entrée.
-« Voilà, ici il montera la garde et neutralisera toutes les mauvaises ondes des gens mal intentionnés qui pourraient entrer… »
Mais, comme elle voulait avoir des effets heureux aussi à l'extérieur, elle fouilla son jardin à la recherche d'un trèfle à quatre feuilles. Fichtre ! C'était compliqué à trouver ! Elle avait ratiboisé tous les trèfles du coin, et toujours pas de quatre feuilles.
Cela signifierait-il que son jardin serait voué au malheur ? Oh, misère ! Ne pensons pas à une chose pareille, cela pourrait amener la poisse ! Hardiment, elle poursuivit sa tâche prête à retourner tout le jardin, et même ses à côtés, à la recherche de la plante porte-bonheur.
Enfin ! Elle en trouva un ! Ah, ce n'était pas le plus beau, loin de là ! Quatre feuilles petites et rabougries, sur une frêle tige jaunâtre.
Il n'avait pas l'air frais, mais qu'à cela ne tienne, le compte était bon ! C'était l'important, ce qui allait sauver son jardin ! Et renforcer sans doute aussi, son bonheur intérieur de maison.
Vite, elle le cueillit, et le posa entre des journaux, histoire de le placer dans son herbier à bonheur.
Ouf ! Comme on se sentait mieux, ainsi dotée ! La maison se décontracta : son toit s'aplatit légèrement et les murs s'arrondirent un tantinet. A l'intérieur, le fer à cheval considéra le trèfle d'un mauvais œil.
-« Alors c'est toi qui porterais bonheur au jardin... J'ai du mal à te croire, à te voir si maigrichon et pâlot ! »
-« Parce que toi, tu te trouves peut-être mieux, ainsi tout rouillé au-dessus de ta porte ? » répondit le trèfle, du tac au tac.
-« Non mais dis donc ! Je ne te permets de critiquer ma rouille ! Figure-toi qu'elle est authentique et de super qualité : une vraie rouille orange qui tâche. Du bonheur à l'état pur ! »
-« Mouais, bof ! De la rouille qui annonce des trous prochains. Un fer à cheval percé ... Pffft ! Tu vas me raconter que c'était les emplacements à clous peut-être… »
Alors là, ça sentait le roussi entre le fer à cheval et le trèfle ! Ah, pour émettre des ondes, ça dégageait ! Mais pas des positives, ni des protectrices. Là, c'était plus des hargneuses des bagarreuses.
D'ailleurs, le fer à cheval s'était exceptionnellement décroché de sa place, pour aller donner une leçon à cet impertinent de trèfle rachitique. Celui-ci esquivait les coups que voulait lui assener le fer.
Uppercut à droite, coup de patte à gauche, mini ruade sur le côté ! Le trèfle s'effaçait à chaque fois au moment où portaient les coups... ! Et le pauvre fer à cheval, emporté par son élan, finissait toujours dans le décor. Et un miroir brisé, et une vitre cassée et un vase détruit ! A chaque coup manqué, le trèfle y allait de sa raillerie, ce qui énervait encore plus le fer à cheval.
Soudain, toc-toc-toc, la maison revenait vers elle. Tiens, mais qu'avait-elle, là, qui se présentait ?
-« Voici un joli brin de muguet du ler mai ! Un spécial porte-bonheur pour une maison sympathique... »
-« Hein, quoi ? Ca, une maison sympathique, vous rigolez ? » s'exclama le brin de muguet.
Horrifiée, la maison découvrit les dégâts ! Ciel ! Mais que s'était-il donc passé ? Un ouragan, une bombe, un séisme ? La maison découvrit son fer à cheval à terre, et, dans un coin, son cher trèfle à quatre feuilles tout froissé...
Ce n'était pas possible... On avait osé toucher à ses porte-bonheur! Mais alors, qui allait pouvoir la protéger maintenant du malheur ?
-« Bou ouh ouh ! » sanglota la maison, en arrosant ses murs de larmes, « c'en est fini de moi ! Je suis toute seule... Snif ! »
En reniflant et en voulant se moucher dans les rideaux, elle découvrit le brin de muguet avec lequel elle était arrivée, quelques instants auparavant.
-« Ah, mais tu es là, toi ! Oh, mais alors, tu vas pouvoir me sauver ! Comme je suis heureuse que tu sois là, pour le 1er mai ! Viens, je vais t'installer dans un joli vase... Ah non ! Celui-là est cassé, mais, il y en a un qui devrait bien t'aller ... »
La maison rangea soigneusement les dégâts, remit le fer à cheval à sa place, le trèfle parmi ses journaux, et le muguet dans un vase rescapé.
La cohabitation à trois porte-bonheur serait-elle meilleure ? Rien n'était moins sûr, car le muguet qui agitait ses clochettes, irritait les tympans du fer à cheval et agaçait copieusement le trèfle...
Aie aie aie ! Pas fini d'avoir du rififi dans cette maison.

Valérie Bonenfant

 

 

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Mon premier recueil de poésies

Un second recueil avec une meilleure présentation et de nouveaux poèmes,  vient de voir le jour .

N'hésitez pas à vous l'offrir ou à l'offrir pourquoi pas !

 

Le livre